Lyrinn l’excentrique

Lyrinn l’excentrique

Lyrinn, la Cité aux Mille Détours

On raconte que l’on ne trouve jamais Lyrinn par hasard. Même en suivant la route, il faut vouloir s’y rendre. La Coulée est la seule voie qui mène directement au cœur de la ville. Mais à l’instant où on accède à la ville basse et au port, au bord du vaste Lac sans Fond, dont les eaux d’un noir vitreux semblent absorber la lumière, on découvre l’une des cités les plus étranges de Quadrian.

Une ville de ruelles et de chaos

Lyrinn est un labyrinthe. Ses bâtisseurs, s’il en existait, semblent avoir suivi plus l’instinct du rêve que celui de la raison. Les maisons s’empilent en désordre, de bois, de pierre, ou parfois d’un matériau indéchiffrable venu d’on ne sait où. Les ruelles s’entrelacent, se croisent, reviennent sur elles-mêmes. Des escaliers se terminent sur des impasses, des passerelles relient des toits sans prévenir, et l’on dit que certaines rues n’existent qu’à certaines heures du jour.

Au cœur de ce chaos, pourtant, un ordre invisible s’impose : chacun à Lyrinn connaît son chemin, et les étrangers doivent s’en remettre aux habitants, aux enfants rieurs qui offrent de les guider, les aiguilleurs — moyennant quelques pièces, ou une promesse.

La magie au pouvoir

Lyrinn n’est pas gouvernée, elle est protégée, par un ensemble de mages dont la diversité reflète l’anarchie créative de la ville. Aucun d’entre eux ne cherche la célébrité, mais depuis l’attaque orchestrée par les Khrausghar pendant l’invasion d’Ontewego, ils se sont organisés pour mieux protéger leur cité. Des démonstrations de leur présence se font plus fréquentes lorsque des problèmes se présentent. Ainsi les habitants de Lyrinn, s’ils ont compris que les temps sont plus difficiles, savent qu’ils peuvent tous compter les uns sur les autres, mages et non mages.